Jeudi 29 juin 2006
Une situation étonnante et durable ?
En Chine la consommation Américaine, dopée, a engendré une croissance vertigineuse de l’industrie manufacturière, permettant une croissance solide et apparemment durable qui a eu l’immense avantage pour le pouvoir en place de mettre au second plan les problématiques autrement plus épineuses liées au développement de son immense arrière pays. Il n’en demeure pas moins que les Chinois se sont beaucoup endettés pour répondre à cette stimulation extérieure. A tel point que l’on peut se demander si un simple ralentissement de la croissance des revenus ne suffirait pas à déclencher une crise de la dette dont les conséquences seraient imprévisibles.Aux Etats-Unis la formidable double relance opérée depuis 2001 (baisse des taux vertigineuse et hausse non moins forte des dépenses publiques) est en train de buter sur le mur de l’inflation. On peut être étonné qu’une hausse des prix n’intervienne que maintenant. Il faut croire que le dollar a longtemps évité aux Américains de payer le prix structurel qu’aurait accompagné une politique similaire dans n’importe quel pays du monde. Pourtant il semble que le caractère vertigineux des déséquilibres semble angoisser de plus en plus les Américains eux même, à tel point que l’on peut se demander si ils ne perdront pas foi en leur devise avant tous les autres.
Une dynamique insoutenable !
Une dynamique insoutenable !
Réduite à une posture caricaturale la conjoncture mondiale peut se présenter de la façon suivante les Américains s’endettent pour consommer des produits chinois qui ont nécessités des investissements financés par la dette. Les pays producteurs de matières premières croulent sous une abondance de liquidité qui leur permet à la fois de payer le reliquat de leur dette extérieure et de financer une consommation intérieure qui ne peut être satisfaite que par une importation rapide et massive de produits manufacturés provenant des usines Chinoises. De cette façon la demande s’autoalimente, il manque pourtant une clé à cette formule gagnante : la capacité d’autofinancement généré par ce commerce triangulaire est trop faible et génère des déséquilibres de plus en plus flagrant à tel point que la bonne volonté Japonaise et Européenne à exporter la seule matière première qui compte vraiment (le capital) risque de ne pas suffire.L’Europe et le Japon fournissent une bonne partie du capital nécessaire aux autres acteurs, surtout par le biais des investissements industriels directes réalisés par leurs compagnies multinationales. Des sociétés dont l’envergure ne cesse de se renforcer dans tous les domaines. Le phénomène est lui même durable dans son principe si ce n’est que l’on est surpris par l’ampleur des engagements pris par les uns et les autres comme par l’incapacité complète de l’économie Américaine à financer seule le miracle Chinois autrement que par la consommation. Même si l’épargne des pays en voie de développement croît à vive allure elle est encore insuffisante pour prendre le relais.
Vers une solution de continuité
Or il est fort rare que l’on voit de tels déséquilibres se résorber d’eux mêmes. Il y a donc fort à parier que cette situation se résoudra en une crise. Et cette crise sera d’abord une crise monétaire ou le dollar reprendra une place et une valeur proportionnée à la puissance commerciale et industrielle déclinantes des USA En de telles occasions l’intérêt d’une prédiction est de donner le calendrier et les modalités du réajustement.En l’occurrence il est bien difficile de se prononcer il a fallu une guerre mondiale pour faire perdre son lustre au Sterling alors même que le Royaume-Uni était en perte de vitesse depuis près de vingt sur le plan de sa domination économique. Rien de tel ne vient menacer le dollar Américain, pourtant l’histoire le montre, lorsqu’une grande puissance économique s’estompe ou perd de son importance relative sa monnaie la suit devenant moins utilisée sur les marchées mondiaux. Autrement dit le temps de l’histoire n’est pas celui de l’actualité économique frénétique dans lequel on nous fait vivre.Le Ducat Vénitien, la monnaie hollandaise la livre sterling ont suivies cette pente, cela arrivera au dollar on ne peut en douter mais il est tout simplement impossible de savoir quand car dans ces domaines les causes objectives produisent bien des effets mais selon un calendrier qui est très en retards par rapport aux faits La croissance de l’industrie manufacturière a entrainé la plupart des matières premières dans son sillage, en conséquence les pays producteurs ont vu leur capacité financière se renforcer rapidement ces cinq dernières années. La Russie pour ne citer qu’elle, entreprend non seulement d’apurer définitivement sa dette extérieure mais aussi de constituer une sorte de fond de réserve à l’image de ce que pratique déjà la Norvège.
Bien à vous,
Vers une solution de continuité
Or il est fort rare que l’on voit de tels déséquilibres se résorber d’eux mêmes. Il y a donc fort à parier que cette situation se résoudra en une crise. Et cette crise sera d’abord une crise monétaire ou le dollar reprendra une place et une valeur proportionnée à la puissance commerciale et industrielle déclinantes des USA En de telles occasions l’intérêt d’une prédiction est de donner le calendrier et les modalités du réajustement.En l’occurrence il est bien difficile de se prononcer il a fallu une guerre mondiale pour faire perdre son lustre au Sterling alors même que le Royaume-Uni était en perte de vitesse depuis près de vingt sur le plan de sa domination économique. Rien de tel ne vient menacer le dollar Américain, pourtant l’histoire le montre, lorsqu’une grande puissance économique s’estompe ou perd de son importance relative sa monnaie la suit devenant moins utilisée sur les marchées mondiaux. Autrement dit le temps de l’histoire n’est pas celui de l’actualité économique frénétique dans lequel on nous fait vivre.Le Ducat Vénitien, la monnaie hollandaise la livre sterling ont suivies cette pente, cela arrivera au dollar on ne peut en douter mais il est tout simplement impossible de savoir quand car dans ces domaines les causes objectives produisent bien des effets mais selon un calendrier qui est très en retards par rapport aux faits La croissance de l’industrie manufacturière a entrainé la plupart des matières premières dans son sillage, en conséquence les pays producteurs ont vu leur capacité financière se renforcer rapidement ces cinq dernières années. La Russie pour ne citer qu’elle, entreprend non seulement d’apurer définitivement sa dette extérieure mais aussi de constituer une sorte de fond de réserve à l’image de ce que pratique déjà la Norvège.
Bien à vous,
la rédaction
Par La rédaction
-
Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Le blog de politique finance
