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Le blog de politique finance
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Citigroup semble avoir eu de la difficulté à croître, les 7% obtenus pour 2006 sont en effet en retrait sur les hausses que l'on peut constater chez d'autres acteurs (BNP Q3 2005-Q3 2006 25%)..
Citigroup veut faire plus de la même chose
Le géant de la Banque est en train de se moderniser, la complexité et la diversité de ses systèmes informatiques comme le souligne le PDG prend du temps et consomme du Capex.Les derniers mouvements de la sociétés vont dans le sens d'une internationalation croissante l'international reste la partie dynamique de la société. L'acquisition d'Egg va dans ce sens mais si on peut trouver le mouvement modeste (1,29 milliards de dollars annoncée le 29 janvier 2007), eu égard à la force de frappe financière de la société.Signalons que le positionnement d'Egg qui gère 800 000 cartes de crédit confirme l'intérêt de la société pour le crédit à la consommation.En effet, il est difficile d'ignorer que le marché de la carte de consommation est pour la compagnie le plus dynamique concernant les Etats-Unis (31%) , on ne peut s'empêcher d'y voir un certain facteur d'incertitude étant donné le caractère probablement excessif de la consommation américaine.Il n'est pas interdit de spéculer sur les effets qu'aurait un écrasement de la consommation et une hausse des défauts de paiement qui font parti des risques de la société.
Certains métiers de la banque, moteurs en europe sont apparement à la traine aux USA
La gestion d'actif est resté presque étale sur deux ans, en hausse de 17%, on peut trouver cela contradictoire, mais les frais de gestions étant souvent gagés sur le volume de capiteaux gérés la hausse des marchés ayant été supérieure il n'y a pas lieu de penser que la division gestion d'actif se soit particulièrement distinguée.La disparité entre la croissance de la branche gestion d'actif et crédit à la consommation souligne l'écart entre le taux d'épargne négatif et le recours presque systématique au crédit outre atlantique.On pourrait dire la même chose de la division Corporate dont le produit net bancaire ne monte que de 14% alors même que l'année 2006 a été de records en records dans le domaine des fusions acquisitions.
La politique de distribution de Citigroup ne facilite pas la croissance du groupe
Si l'on ajoute les rachats d'actions et la distribution de dividendes, la banque alloue presque 70% de ses revenus nets à ses actionnaires.Si elle entends poursuivre cette politique, alors il devient évident que la société devra poursuivre sur le chemin qu'elle s'est tracée, à savoir une croissance interne où les flux d'investissements sont alloués aux secteurs présentant le meilleur profil de croissance immédiat (les cartes de crédits) et des acquisitions ciblées visant à croître par petit pas. Dans ce cadre on peut avancer deux choses, d'une part l'allocation d'actif pourrait être très profondément impactée par des évolutions marcoéconomiques touchant la consommation ce qui reste une option ouverte et plus important si l'on se place d'un point de vu européen, la banque ne se donnera pas les moyens de participer à la consolidation du secteur en Europe. La politique actuelle exclue que le groupe conserve longtemps son leadership en terme de taille, on a aussi de la peine à croire que la croissance des bénéfices soient réellement pérennisée sur le long terme par les positions prises.Il n'en demeure pas moins que l'amélioration des process industriels peut fort comme le dit la direction être une source importante d'économies, après tout la banque est aussi un métier industriel !
Bien à vous,
La rédaction
KPN est l'avenir de France Telecom
KPN, opérant sur l'un des marchés les plus ouvert confirme bien que le temps se couvre sur l'industrie des télécoms, pourtant nous pensons que KPN n'est pas spécialement pertinent pour juger de la conjoncture, en effet une politique agressive et les problèmes de Deutsch Telekom lui permettent de progresser encore dans le domaine du mobil via E-Plus sa filiale Allemande.C'est pourtant précisement sur ce segment que l'on doit attendre un effritement comme en France pour SFR. Alors que la ligne fixe présente encore des signes de faiblesse chez KPN il y a tout lieu de croire qu'elle constituera à terme la meilleur plance de salut pour les opérateurs.
Il y a de fortes chances que la société ne parviennent pas stabiliser son chiffre d'affaire comme elle l'a promis, du coup l'EBITDA, jusqu'ici indemne pourrait être touché à son tour.Dans une telle configuration la valeur de KPN serait revue à la baisse quelque généreux que soit le plan de rachat d'action (1 milliard d'euros en 2007). La stagnation des résultats pourrait tenter les majors du secteur à se repencher sur le cas de la société, à notre sens c'est FT qui a le plus intérêt à envisager cette opération.Elle conforterait sa position de premier opérateur filaire d'europe tout en entrant enfin sur le marché Allemand.Alors que FT maîtrise maintenant sa dette qui est en baisse régulière elle peut envisager sérieusement de se lancer dans une opération qui lui permettrait de maximiser les effets marques et les économies d'échelles sur les programmes d'investissements qu'elle doit lancer pour la convergence fixe et mobile. Si le cours de KPN devait vraiement souffrir la société française devrait songer sérieusement à se lancer dans l'arène.
Bien à vous,
La rédaction