Mardi 6 février 2007

Une bonne nouvelle en Europe, enfin ...


Il semble que la politique prudente suivie par la BCE soit sur le point de donner quelques uns des dividendes que certains attendaient avec une impatience de plus en plus évidente. La lente ascenssion des taux vient si l'on en croît les derniers chiffres de stabiliser les prix de l'immobilier sans que la croissance ne semble sur le point de s'essoufler.Autrement dit dans le cas d'une baisse continue des chômage non seulement le pouvoir d'achat devrait être aspiré vers le haut mais de surcroît il pourrait se traduire par plus de mètres carrés que par le passé, à tout le moins c'est une bonne nouvelle.Les grandes sociétés européennes sont en bonne santé pour la plupart et même les géants de l'automobiles devraient pouvoir faire face sans casse. Les perspectives de l'Europe sont probablement meilleures qu'elles n'ont pas été depuis bientôt dix ans, mais cette foi ci les marchés financiers ne se sont pas emballés les sociétés peuvent autofinancer leur croissance et l'inflation semble sous contrôle.


 

Les USA et le prix de la guerre

Pourtant si l'on franchit l'atlantique il faut bien convenir que le tableau est moins rose, la croissance du PIB par habitant à d'ores et déjà freinée en dessous de celle de l'europe, les déficits s'accumulent, la guerre aidant il ne semble pas que les prévisions optimistes concernant le budget de l'état fédéral soient réalisables. Le déficit des échanges semble ne pas vouloir évoluer positivement et, même si l'afflux de capiteaux permet au dollar de surnager le moindre ralentissement significatif vaudrait une baisse importante de la devise.On peut donc s'attendre à ce que le répit soit de courte durée car le freinage de l'autre côté de l'atlantique n'est surement pas terminé et cela aura des conséquences lourdes sur le dollar surtout si la BCE s'en tiens à sa politique têtue et vertueuse. Pourtant on peut esperer que la corrélation entre l'europe et les USA se fasse à l'avantage de la première en ce sens qu'il se pourrait fort bien que la zone euro ne soit que freinée par la conjoncture US, d'autres acteurs émergent qui, en puissance, sont en mesure de palier à un ralentissement là bas.


 

Bien à vous,

La rédaction

Par La rédaction - Publié dans : politiquefinance
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 6 février 2007

Au détour d'une interveview M de Margerie futur PDG de Total s'est laissé aller à quelques considérations sur l'avenir de la compagnie. Estimant qu'effectivement les réserves de Gaz et de pétroles allant s'amenuisant il faudrait que la compagnie se réoriente et à ce sujet il a laissé entendre que le nucléaire vallait probablement la peine que l'on se penche dessus.

Total dispose d'une proie de choix en France même : Areva

Voilà une remarque qui ne doit pas être prise à la légère Total regorge de Cash, le baril se stabilisant à haut niveau, même une production en baisse laisse de la marge à de très solides acquisition dans le secteur.Il se trouve qu'Areva qui aurait pu déjà être privatisée l'an passée est sur les rangs pour rejoindre le secteur privé.Il faudra bien financer les promesses des uns et des autres il y a donc de fortes chances que les syndics de faillites qui nous servent d'hommes politiques n'en viennent à considérer qu'Areva « gagnerait » à être privatisée. Elle cumule deux métiers que Total connaît bien : l'exploitation minière et le raffinage.Les activités transmition et conception et production pourrait rejoindre Alstom dont la première est issue.

Mais il faudra partager

En d'autres termes il y maintenant deux groupes Français qui sont sur les rangs pour se partager la compagnie et en toute logique ils sont en mesure de se la partager sans heurts.On peut de se demander alors, si la compagnie ne devrait pas être vendue d'un bloc en suivant une procédure d'appel d'offre. A tout prendre une telle solution serait meilleure qu'un élargissement du flottant, l'état serait probablement en mesure, prime de contrôle oblige, d'obtenir un prix correcte, pour une fois !
La société sur la base de ses résultats actuels jouit déjà d'une très bonne valorisation (23 milliards d'euros pour moins d'un milliard d'euros de bénéfice) mais les résultats de 2006 ne témoignent pas du potentiel de la société. Il se pourrait fort bien que l'état soit en mesure d'en obtenir bien plus dès lors qu'Areva aura signé en Chine aux Etats-Unis et peut être en Inde. Par ailleurs il ne devrait pas être difficile de faire monter les enchères Siemens pourrait être tenté et l'on peut se demander si EDF n'aurait pas aussi intérêt à saisir cette opportunité, ses finances le lui permettent.


La diversification de Total devrait être double, en toute logique


En ce qui concerne Total on signalera qu'une politique de diversification pourrait fort bien s'étendre au charbon, car il s'agit de l'autre solution alternative, elle aussi commence à jouir d'un surcroît de considération.Total a les moyens de se pencher sur les deux fronts le retrait annoncé de Sanofi-Aventis à l'occasion de la fusion éventuelle de celui ci avec Bristol Myers Squibb suffirait presque à régler l'addition pour l'achat de la partie extraction et raffinage d'Areva.

Bien à vous,
La rédaction
Par La rédaction - Publié dans : Entreprises
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 31 janvier 2007
La réunion destinée aux investisseurs par France Telecom à la fin de l’année dernière, comportait un point tout à fait intéressant concernant la mutualisation des réseaux. L’atout du GSM était de permettre interconnexion entre les réseaux des détenteurs de licence dans le but de permettre une interopérabilité pour le client. L’une des conséquences pratiques la plus connue est bien sûr la possibilité se connecter depuis n’importe où dans le monde pour autant que l’on soit à portée d’une antenne GSM/UMTS d’un opérateur ayant des accords de roaming Or comme le marché est maintenant saturé, il est nécessaire de faire baisser les coûts à défaut de pouvoir augmenter le chiffre d’affaire. Il se trouve que l’une des sources d’économies évoquée par France Telecom est l’externalisation du réseau ou plutôt devrait on dire  de mutualiser encore davantage en créant avec d’autres opérateurs des structures de gestion communes de l’infrastructure autrement dit des joint venture dans le domaine du GSM/UMTS. En quelque sorte, l’opérateur apporteur d’installations bénéficie d’un droit de tirage sur celles-ci. Il n’y a aucun doute à avoir sur le caractère économique de la démarche à terme. Pourtant on peut se poser de sérieuses questions concernant de cette démarche avec le postulat de la politique européenne actuelle concernant les télécoms. Dans le domaine mobil on peut se demander si les opérateurs n’ont pas intérêt à mutualiser complètement leurs réseaux GSM/UMTS au sein d’une société unique et de commercialiser ensuite les droits d’usages qu’ils auront. Dans ce cas on assistera à une recréation d’une société monopoliste par essence qui aura en fait plusieurs visages suivant l’opérateur auquel on s’adressera. L’auteur de ces lignes est profondément convaincu qu’en matière de Télécom le monopole est la seule solution viable sur le plan économique et politique, il ne peut s’empêcher de constater que les opérateurs en fusionnant leurs filiales plutôt que de fusionner eux même sont en train de créer dans certains pays des réseaux qui ont vocation à devenir unique pour être rentables. On peut d’ailleurs fort bien imaginer une seule société européenne dont l’objet serait l’extension et l’entretien du réseau GSM/UMTS, vu la quantité de doublons les économies seraient énormes sans même parler de la possibilité de passer des marchés d’équipement à l’échelle continentale. Les Telcos sois disant en concurrence se contenteraient de « payer » leur usage relatif du réseau. Le problème va devenir visible lorsque certaines licences GSM viendront à expiration, les états risquent de voir les opérateurs dire tout simplement : il n’y a qu’une société exploitant le GSM il n’y aura donc qu’une licence. On sera alors dans la situation d’un monopole de fait dont le profit ira à un groupe de société suffisamment réduite pour que l’on puisse le qualifier d’oligopole. Cela prendra encore du temps mais la nouvelle orientation de FT souligne qu’alors que la concentration par le haut est impossible en raison de ces coûts et du mirage entretenu par la commission que l’on appel concurrence, elle se fait par le bas en fusionnant les différentes sociétés gérant effectivement le réseau et en entretenant l’illusion d’une concurrence qui est appelée à devenir virtuelle.
On pourra donc s’interroger sur le but poursuivi par la commission en cassant les monopoles nationaux dans une industrie où le monopole ou à défaut le Gentlemen Agreement est une des conditions de l’équilibre économique. On peut penser que les régulateurs européens ont réellement cru à leur position profondément dogmatique et irréaliste, plus surement nous pensons que ce que visait la commission c’était les états eux-mêmes dont les grandes compagnies monopolistes constituaient l’un des attributs économiques les plus puissant et les plus rentables.
 
Bien à vous,
La rédaction
Par La rédaction - Publié dans : Entreprises
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 31 janvier 2007
Fin de partie pour SFR
SFR voit pour la première fois  son chiffre d’affaire  baisser d’une année sur l’autre, on attend les chiffres de France Telecom avec d’autant plus d’intérêt, Deutsch Telekom, pour sa part a déjà émis un profit Warning pour l’année 2007.Autrement dit le marché du mobil est arrivé à saturation et les marges vont commencer à baisser, SFR étant la principale source de Cash de Vivendi les effets sur les comptes de cette dernière peuvent être lourds. Dans ce contexte le groupe pourra se réjouir d’avoir réussi la fusion de Canal+ et de TPS, les synergies devraient permettre d’augmenter considérablement les flux de cash en direction de la maison mère alors que la musique stagne (ce qui est déjà un bon résultat). L’année 2007 risque donc de ne pas être très glorieuse pour Vivendi. Ce d’autant qu’en ce qui concerne les télécoms l’introduction de Cegetel le neuf en bourse semble repousser la création d’un groupe intégré à des jours meilleurs et lointains, il se trouve pourtant que seul un groupe intégré serait à même de commercialiser avec succès une offre tout compris. Le seul bon point de cette situation c’est que Vodafone devra financer ses acquisitions en Inde si elles ont lieu, il se pourrait donc que les 44% de SFR qu’elle détient se retrouve sur le marché et à dire vrai on ne voit guère que Vivendi pour reprendre le flambeau, reste le problème du prix qui aura un impacte décisif sur Vivendi bien sûr mais aussi sur celui des opérateurs mobiles, il y a longtemps que le marché n’a pas eu de transactions importantes pour évaluer les prix, dans le contexte actuel on peut se demander si la vente de SFR ne jettera pas un voile sur la valorisation des autre opérateurs en Europe.
Bien à vous
La rédaction
Par La rédaction - Publié dans : Entreprises
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 31 janvier 2007
Sanofi –Aventis une consécration qui aura un arrière goût amère
Sanofi-Aventis serait sur le point de jeter son dévolu sur Bristol Myers Squib, de cette façon M Dehecq pourrait partir en ayant la satisfaction d’avoir construit le premier industriel du médicament avec Pfizer que la nouvelle société devrait dépasser d’une courte tête. Une telle opération mettrait fin au parcours de M Deheqc, l’un des plus brillants capitaines d’industrie du capitalisme Français. Pourtant on peut se demander si une telle acquisition ne risque pas d’être celle de trop, il semble que l’industrie pharmaceutique soit sur le point de réviser ses modèles commerciaux et industriels. Un nouvel ensemble qui devra d’abords affronter les difficultés inhérentes à une fusion sera t’il le mieux profilé pour affronter la monté en puissance des génériques et forcer la porte des pays du tiers monde médical, on a le droit de ne pas en être sûr.
Vinci fait le ménage
L’arrivée de Pinault au capital de Vinci aura au moins permis au conseil d’administration actuel de couper les branches mortes et de se séparer d’Alain Minc, on ne peut pas dire qu’il était indispensable à la bonne marche de l’entreprise, on peut supposer que dans le cas où Pinault aurait réclamé un représentant au conseil le PDG actuel n’a dû penser que sa position était suffisamment forte  pour se permettre de conserver Minc, un des partisans de Zacharias, dans les instances de Vinci. Pourtant il faut se garder d’en tirer des conclusions hâtives, Vinci n’est pas aussi « exposé » que l’on veut bien le dire. Certes, son capital est éclaté mais la société est correctement valorisée et surtout les candidats à offre éventuelle n’ont pour la plupart pas les moyens de lancer un offre qui pèserait au moins trente milliards d’euros (dette comprise) et qui nécessiterait un apport en cash important. A tout le moins ceux qui pensent que Pinault ouvrirait volontiers la porte au démembrement du groupe oublient un peu vite que pour cela il lui faudrait des partenaires solides et que ceux-ci ne sont pas légions contrairement au domaine de l’énergie où les gros bras (Enel, RWE, E.ON) ne manquent pas. A notre sens il y plus de chance de voir se réaliser une opération Franco Française si Véolia jette son dévolu sur Vinci via une offre mixte. La compagnie générale des eaux est le T1000 du capitalisme français même brisée en mille morceaux, elle se reconstitue …..
Par La rédaction - Publié dans : Entreprises
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus