Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Le blog de politique finance
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Pour résumer les faits on peut au risque d’être simpliste que Chavez fait au Vénézuela d’un coup sur la base d’un texte récent ce que Poutine fait depuis son accession au pouvoir au coup par coup. Renationaliser les grandes entreprises d’hydrocarbures présentes sur le territoire national et exploitant les richesses de leur sous-sol. Dans le cas du premier on ne doit pas oublier que son voisin du Nord est omniprésent au Vénézuela via Exxon et ConocoPhillips en Russie ce sont plutôt des compagnies Anglaises qui se sont aventurées, BP et Royal Dutch. D’une façon ou d’une autre c’est l’industrie pétrolière Anglo-Saxonne qui est visée en priorité même si Total devrait faire les frais de la politique du Venezuela.
L’argent n’est pas le facteur déterminant de l’apport des grandes compagnies aux pays producteurs
Que signifient ces nationalisations ? Dans les deux cas, elles ne supposent pas l’éviction totale des étrangers mais que l’état conserve directement ou indirectement une part majoritaire de ses sociétés à l’avenir, s’emparant donc de la conduite opérationnelle de l’exploitation et, à l’avenir, des flux de liquidité qu’un exploitant peut espérer. Ceux-ci sont moins importants que les droits d’accises que l’état est de toute façon en droit d’attendre. Le rédacteur de ces lignes estime parfaitement légitime que ces états adoptent la politique qu’ils jugent la meilleure pour eux quitte à être un peu rugueux avec les caid de l’industrie pétrolière, toutefois en l’espèce, on peut se demander si il ne sont pas en train de confondre la proie et l’ombre. C’est ce sur quoi insiste d’ailleurs le commentateur de Bloomberg. Les gisements les plus exploitables sont d’ores et déjà en exploitation et pour assurer la pérennité de leur recette ces états doivent mettre en œuvre l’exploitation de ressource plus difficiles à mettre en œuvre comme les pétroles lourds et le Off-Shore profond, il ne s’agit pas d’un problème de moyens financiers que le Venezuela et la Russie ont en abondance en ce moment mais de la capacité à mettre en œuvre des projets complexes exigeant une main d’œuvre qualifiée et incluant la création d’infrastructure industrielle de première classe pour l’exploitation, le transport et le raffinage. Or, dans ce cas rien n’indique que la Russie comme le Venezuela aient réellement les moyens de mener de tels projets à bien et dans le cas du second les doutes peuvent être d’autant plus forts que Chavez a passé à la paille de fer les effectifs et les prérogatives de la compagnie d’état Vénézuélienne. Le Venezuela ne raffine pas lui-même sa production il doit s’engager dans cette voie pour maximiser encore son implication dans la chaîne de valeur des hydrocarbures commencer par évincer les compagnies susceptibles de gérer ce type d’infrastructures n’est peut être pas la meilleur façon de commencer sur cette voie. Dans le cas de la Russie on peut signaler que l’intérêt de Lukoil pour les raffineries de Royal Dutch en France relève du même mouvement, incapable de traiter le produit à domicile la compagnie se propose d’acquérir des installations toutes faites à l’étranger et d’y traiter sa production en profitant de la main d’œuvre et des infrastructures locales (dans notre cas la France). C’est sur ce point que le commentateur de Bloomberg est le plus pertinent il est fort possible que nos Pétro-Socialistes se révèlent incapables de mettre en œuvre une politique d’investissements durables qui leur permette de faire croître leur production pour répondre aux besoins du marché.
Mais la hausse de la production n’est pas forcément la meilleure solution pour les pays en cause
Mais c’est aussi sur ce point que l’on peut se demander s’il n’y a pas un certain aveuglement car il n’est pas sûr que l’intérêt du Venezuela et de la Russie soit de servir le marché. En effet la rareté du produit augmentant, leur incapacité réelle ou supposée à l’exploiter ne les dessert pas puisque dans ce cas, une baisse légère de la production peut fort bien s’accompagner d’une hausse des ressources même avec un investissement en baisse. Un industriel normal aurait tendance à vouloir conquérir le marché mondial en augmentant sa production le plus vite possible c’est oublier un peu vite qu’il s’agit d’une ressource finie et que donc une exploitation plus rapide n’est pas nécessairement la meilleure solution, d’ailleurs à ce sujet on doit souligner que la durabilité des réserves suivant le rythme d’exploitation et les pays est extrêmement variable. L’intérêt de l’ « occident » serait que ces pays encouragent au maximum l’investissement étranger dans ces domaines et permettent une augmentation de la production qui tende à « relativiser » le poids du moyen orient tout un garantissant un coût de revient par baril plus faible qu’il ne l’est actuellement. On se surprend à penser que l’optique dans laquelle l’article a été écrit répond plus à ce genre de problématiques dont le Venezuela et la Russie sont bien inspirés de ne pas tenir compte. En d’autres termes une politique de sous investissement et de ralentissement du renouvellement des champs exploitables n’est pas forcément une mauvaise chose pour eux si les cours demeurent sur un haut de vague comme c’est le cas aujourd’hui, ces états maximisent ainsi le produit du capital investit qui est de toute façon reproductible tout en épargnant le capital naturel qui lui ne l’est pas, n’est ce pas là une politique de développement durable ? Une telle perspective rend d’autant plus logique la « renationalisation » dans le cas d’une production stagnante voir en baisse où l’investissement est faible, il est d’autant plus important d’avoir la haute main sur les sociétés opérants sur le sol national pour tirer le « maximum ».de la rente, il s’agit alors d’une politique rationnelle de répartition des ressources. D’ailleurs les choses étant ce qu’elles sont si les grands majors venaient à boycotter la Russsie et le Venezuela ce dont nous doutons fortement, leurs propres sous traitant Halliburton, Technip, Saipèm et autres ne reculeraient pas longtemps à fournir la main d’œuvre et l’équipement nécessaire, voir même à assurer eux même la production sans avoir la moindre prétention sur le produit final, il n’est pas sûr que le filtre des grandes compagnies soient vraiment indispensable même dans le cas d’une politique d’investissements agressive.
Un commentaire idéologique qui donc est inefficace à prédire l’avenir et à expliquer le présent
Dans le cas de Bloomberg l’auteur ne résiste pas à la tentation de dire que le pétro-socialisme du XXI eme siècle est probablement promis au même sort que le socialisme du XX car il génèrera un échec économique, c’est là un point déterminant de l’opinion émise car on la sentait sous de jacente depuis la première ligne. Nous ne présumons pas de l’avenir du Pétro-étatisme, les faits parlerons, en revanche on peut se demander dans quelle mesure le socialisme lui-même a été un échec dans le cas précis de la Russie, est il absolument insultant de rappeler que la Russie était plus proche des Etats-Unis en termes de puissance économique et du bien être de ses habitants à la fin de son siècle socialiste qu’au début ou la majorité de la population vivait dans des conditions dignes du moyen âge et ce malgré deux guerres qui ne l’ont pas épargnée. Si les commentateurs de la grande presse libérale voulaient commenter l’avenir et le présent avec pertinence ils feraient bien d’étudier plus attentivement l’histoire économique des pays en question, ils pourraient alors comprendre pourquoi Chavez a été réélu sans difficultés et pourquoi Poutine est globalement soutenu par le peuple russe, Chavez est en train de réaliser ce que cinquante ans de fortunes pétrolières gérées de façon libérale a refusé au peuple Vénézuelien, Poutine à sa façon joue sur ce fait simple, le socialisme Russe a coïncidé à ses début avec le formidable rattrapage industriel et technologique que la Russie a réussi en à peine 50 ans, entre 1920 et 1970. L’aveuglement idéologique des analystes américains constitue un terrible talon d’Achilles à leur lecture des évènements, car ils partent de présupposés qui non seulement conditionnent la réponse mais au surplus, interdisent d’étudier précisément les enjeux les moyens et donc les perspectives. En d’autres termes on se demande parfois si les Américains ne sont pas victimes de leur propre propagande là comme en Irak. Dans tous les cas il faudra attendre que d’autres se penchent avec attention sur le phénomène pour essayer de se faire une idée précise.
Bien à vous,
La rédaction
La production industrielle Indienne explose et bientôt on peut se demander si son rythme de croissance ne va pas dépasser celui de la Chine, les salaires et la consommation explosent de même.Voilà qui va dans le sens de ceux qui ne pronostiquent qu’un léger ralentissement de la croissance mondiale en 2007 (Chine très légère baisse et USA baisse modérée). D’une certaine façon cela justifie toujours la vision de certains qui pronostiquent une hausse régulière du marché des matières premières seulement tempérée par d’éventuels ralentissements dans le rythme de la croissance.
EMI lance une alerte et Apple affirme que ses ventes en ligne n’ont jamais été meilleures et lance le Iphone
On pensait le marché du disque sur la voie d’un lent rétablissement qui se fondait sur une stabilisation des ventes traditionnelles et une hausse des ventes en ligne, il faut croire que concernant Emi cette prévision est déjà battue en brèche car l’alerte ne concerne pas que la fin de 2006 qui s’est avérée décevante, si l’on en croit la communication faite par le groupe 2007 s’annonce difficile. Toutefois malgré ce qu’affirme Apple sur les triomphes de sa distribution en ligne on peut rester assez circonspect même si le dernier produit d’Apple, l’iPhone promet d’être un blockbuster mondial qui justifie à lui tout seul une hausse des cours d’Apple il n’en demeure pas moins que la vente de musique en ligne laisse des doutes. On peut croire que les acheteurs de ce bijoux achèterons un ou deux morceaux en lignes histoire de tester la chaine logistique, on imagine qu’ils puissent se laisser tenter par l’achat d’un Mac, on a quelques peines à croire qu’ils vont se mettre à acheter frénétiquement de la musique sur iTunes. A notre sens le projet de Vivendi de distribuer de la musique gratuitement en se payant su la Pub est probablement le plus crédible sur le long terme étant donnée le volume d’affaire des majors de la musique il n’est pas inconcevable que la publicité puisse jouer un rôle déterminant dans leur comptes, on attend donc avec impatience la mise en œuvre de cette plate forme de distribution qui pourrait mettre tout le monde d’accord par la gratuité ….
Délire dogmatique dans The Economist
Quoiqu’ici on ait la plus grande révérence pour The Economist, on se demande parfois si la réalité exerce un effet quelconque sur leur rédacteur. Un article publié la semaine passée fait l’éloge de la politique de la commission avec cet argument souvent répété et rarement vérifié dans le domaine des infrastructures, plus de marché peut faire baisser les prix dans le domaine de l’énergie. Rédigé dans un pays qui est un producteur hydrocarbures majeur et qui importe pourtant de l’électricité depuis la France et son méchant monopole l’affirmation fait sourire, ce d’autant que contrairement aux usages de The Economist il n’y a pas de chiffres et de présentations qui viennent « illustrer » le propos. Probablement était-ce impossible car des statistiques auraient démontrées précisément le contraire.
Bien à vous,
La rédaction