Yahoo et Microsoft
Yahoo est l’une des perles de la nouvelle économie, même éclipsée par Google. La course en avant de ce dernier pour devenir la première régie publicitaire du monde quelque soit le support et le pays fragilise nécessairement Yahoo. Microsoft de son côté patine toujours avec son moteur MSN, l’alliance de l’un et de l’autre semble aller de sois.
Or Microsoft, ces derniers temps, a laissé entendre que Google disposait d’une position dominante qui ressemblait de plus en plus à un monopole. Cela peut prêter à sourire, mais l’on sent bien que le géant de Vermont à l’intention de prendre le taureau Google par les cornes et d’aller l’affronter sur ce terrain et lorsque l’on est pas capable de gagner des parts de marché, alors on les achète. Incidemment Microsoft prépare donc le terrain à une opération de grande ampleur qui structurera un duopole dans le secteur stratégique des moteurs de recherche, le tout pour défendre le consommateur et lui éviter d’être victime de Google devenu un méchant monopoliste, défense de sourire, on parle la de libre concurrence. . La réelle difficulté pour Microsoft consistera à faire avaler son coup par les autorités de la concurrence en Europe et aux Etats-Unis.
En effet Microsoft peut tout à fait s’offrir Yahoo, sa trésorerie suffira payer la moitié de la société qui pèse pourtant 40 milliards de dollars en bourse, l’amortissement de l’autre moitié du prix prendrait deux ans dans le pire des cas. D’un strict point de vu financier il n’y a pas d’obstacles. Au surplus on peut se douter que les doublons en recherche développements sont nombreux tout comme en ce qui concerne le réseau de distribution internationale. L’opération pourrait donc s’avérer des plus fructueuses sur le plan financier. Encore faut il qu’elle « passe » ce qui est beaucoup moins certain. Reste que dans le cas d’un succès, on imagine mal Google ne pas attaquer Microsoft vigoureusement sur le terrain du pack office et bientôt des applications d’hébergement et de gestion de base de données, voir même, des OS, on peut toujours rêver. D’une certaine façon on peut se demander si les deux géants ne vont pas en venir à s’affronter tous azimuts.
Ceci étant il faut modérer cet optimisme parce ce que l’on constate usuellement que lorsqu’il n’y a plus que deux challengers au titre mondial, ils ont plus tendance à se garantir mutuellement leurs marges et leur part de marché qu’à s’affronter à mort. Le bel exemple de Boieng et d’EADS est la pour le rappeler, leurs produits phares ne correspondent pas aux mêmes niches de marché, en un sens ils se complètent plus qu’ils ne s’opposent. Les difficultés d’EADS ne sont pas commerciales, elles sont organisationnelles, autrement dit Boeing n’y est pour rien. Si l’on se fie à ce cadre de lecture alors on peut apercevoir l’établissement d’un duopole qui s’étendra des OS pour appareils de téléphonie mobile au moteur de recherche en passant par les applications de type Office, franchement pas de quoi se réjouir. La vie va devenir encore plus dure pour les outsider sans même parler des médias traditionnels. La nouvelle économie ressemble de plus en plus à l’ancienne cela doit être cela la maturité.
Bien à vous
Par La rédaction
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Publié dans : Entreprises
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