Jeudi 7 juin 2007
Apple en attendant l’IPhone
 

Qui au fond de sois n’attend pas secrètement la sortie de l’Iphone ne serait ce que pour pouvoir clamer haut et fort que l’on a pas besoin d’un gadget de plus ! Les actionnaires d’Apple partagent surement cette impatience, reste toutefois que les concernant, la publication du rapport trimestriel d’avant l’Iphone n’était pas dénué de tout intérêt.

 
Toujours plus de Ipod et de Mac
 

Apple a livré plus de 1517000 mac et 10549000 iPod ce qui représente des hausses respectives de 36 et 24%. La baisse des prix se fait sentir puisque la hausse du chiffre d’affaires est portée par la division Macintosh qui voit ses ventes passer de 1572 à 2268 millions de dollars alors que la distribution de iPod marque le pas baissant de 1% à 1689 millions de dollars. Même si les services relatifs à l’iPod progressent fortement de 35% à 635 millions de dollars, difficile de dire si il s’agit du décollage de iTunes sur les vente duquel Apple reste très silencieux.

Au moment ou Dell connaît des revers le succès d’Apple est des plus significatifs le constructeur augmenterait ses ventes trois fois plus vite que le marché, les portables ayant la côte.

 
Un trimestre record !
 

Le chiffre d’affaires global passe de 4359 millions de dollars à 5264, en hausse de 21%.

Autant dire que Steve Jobs ne doit pas être trop mécontent et ce d’autant que le spectre de démêlés avec la justice semble s’éloigner.

Le bénéfice net passe lui de 410 millions de dollars à 770 en hausse de 80%.

Si l’on s’en tient aux dernières tendances ce sont les ventes de Mac qui progressent le plus minimisant l’impacte de l’iPod. Autrement dit comme le suggérait Jobs lui-même celui qui achète un iPod sera tenté par un Mac, quoique nous n’ayons connaissance d’aucune étude marketing validant cet argument, il est difficile de ne pas croire à un rapport de cause à effet.

Dans ce contexte difficile de ne pas se demander quels seront les effets du future must-have que sera le iPhone, ce d’autant qu’il s’adresse plus clairement à une clientèle haut de gamme. Doit on s’attendre à une déferlante de beaux portables qui suivraient le tsunami des ventes de l’iPhone ? C’est en tout cas le vœu d’Apple, on peut en être sûr.

 
Le Branding Power
 

Ceci étant on ne peut s’empêcher de penser que le temps des révolutions est bel et bien fini dans le monde de l’informatique. Apple n’apporte aucune application révolutionnaire et jusqu’à un certain point il débarque même en retard sur des marchés déjà bien structurés.

Toute sa force tient dans le branding et le design, signe que l’industrie informatique est en train de sortir de son enfance. On aura la tentation de souligner qu’Apple de par sa taille ne pouvait jouer la carte de la technologie et des économies d’échelles il ne lui restait plus qu’à tenter celle du marketing avec le iMac. Un pari tellement réussi que la stratégie de la compagnie se résume maintenant à l’application de ce concept aux moindres recoins du marché de l’informatique et de la télécommunication.

Si l’on s’en tient à cette constatation alors le danger pour Apple ne viendra plus de Dell, Sony et autres, il viendra du premier de ces acteurs qui se mettra en posture de relancer l’offensive sur le terrain du design et de la mode. Pas sûr que ce concurrent viennent forcément du monde de l’informatique.

 
 
Par la rédaction - Publié dans : Entreprises
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