Jeudi 21 juin 2007
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L’acquisition d’Orange en 2000 avait valu à France Telecom d’hériter d’une participation très minoritaire (17,45%) au capital du troisième opérateur mobile autrichien. Cela fait maintenant presque 7 ans que cette participation semblait vouée à une cession rapide. Et surprise, France Telecom se renforce au capital à l’occasion de la vente des parts des autres actionnaires historiques. E.on l’ancien propriétaire majoritaire a longtemps tergiversé avant de se résoudre à vendre, ses 50,1 lui vaudront 500 millions d’euros, l’opération a été annoncée le 20 juin 2007.
Un petit peu d’ingénierie financière pour une opération parfaitement neutre pour FT
France Telecom fait partie du consortium retenu pour l’achat de 100% de la société autrichienne. Sa part doublera à 35% du capital. Dans la mesure où France Telecom affirme que l’opération n’aura aucun impact sur sa trésorerie, on peut se douter que l’opération s’apparente à un LBO initié par Mid Europa Partners qui détient 65% des parts.
Comme la société ne sera détenue qu’à 35% par France Telecom les dettes contractées par le consortium ne s’intégrerons pas à celles communiquées au titre de son endettement net consolidé. Au final il n’y a aucun résultat à attendre dans les comptes, la dette contractée par le consortium, évaluable à 900 millions d’euros, s’ajoutera à celle de la société One proprement dit, évaluable à 400 millions d’euros, pour se fixer aux alentours de 1300 générant de facto une charge d’intérêts voisine de 65 millions d’euros. Si One dégage un Ebitda de 200 millions d’euros comme son chiffre d’affaire le suggère (633 millions d’euros en 2006), le paiement des intérêts de la dette et les investissements nécessaires ne laisseront pas beaucoup de place à des distributions généreuses de liquidité.
France Telecom poursuit la gestion active de son portefeuille
Comme nous l’avons souligné l’opération est neutre financièrement. En revanche sur le plan industriel les apparences laissent à penser que France Télécom sera le maître d’œuvre. Il pourra donc au passage générer quelques synergies, par exemple en mutualisant certaines opérations d’achat avec cette compagnie. Une intégration à la politique marketing générale du groupe semble également probable. Au surplus la société française sera aux premières loges en cas de cession par l’actionnaire majoritaire actuel. Orange Slovénie aussi avait été longtemps détenue de concert avec Mid Europa Partners avant qu’Orange ne rachète le solde des titres. On doit noter que France Telecom est toujours un actionnaire minoritaire au capital de Sonae (opérateur mobile portugais). Il y aura peut être encore du mouvement de ce côté là. L’actionnaire majoritaire échaudé par l’échec de son OPA sur Portugal Telecom pourrait vouloir céder des titres et se recentrer sur ses métiers historiques.
Par La rédaction
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Publié dans : Entreprises
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