Sus aux déclinologues
Pas un jour ne se passe sans que l’on nous rebatte les oreilles avec le déclin irréversible et scandaleux dont notre beau pays serait la proie depuis qu’il refuse de se mettre à l’unisson des règles que suggère la nouvelle bien pensance économique.Sommes-nous en voie d’arriération rapide ? Pour avoir quelques éléments de réponse rien de tel que de se retourner vers le passé et de comparer l’évolution de nos partenaires sur la longue durée.
Données collectées sur le site de l'université de Gronigen série élaborée par Angus Maddison (Copyright Angus Maddison) http://www.ggdc.net/
Le graph est peu lisible, je sais, pour en profiter mettez le sur votre PC.
Quelle surprise, la performance de la France est des plus honorable, en fait, en presque un siècle et demi elle a rattrapée son retard sur la Grande Bretagne et l’Allemagne tout en soutenant deux guerres des plus coûteuses. A dire vrai seule les Etats-Unis ont maintenu leur avance à un taux qui ne varie d’ailleurs plus guère depuis trente ans. Autrement dit, le discours sur le déclin ne reposerait pas sur une réalité économique objective.
Si un tel discours relève de la subjectivité, il faut, pour comprendre les déclinologues interroger leurs motivations plus que leur diagnostique. Que demandent ‘ils ; en faisant court: ils veulent que la société Française sacrifie ses modèles de régulations sociaux jugés trop coûteux et insoutenable pour se rallier à un modèle Anglo-Saxon qui réserve aux élites économiques une place décisive et prestigieuse au sein de la société.
En d’autres termes on peut se demander si le déclinologue moyen ne se fait pas l’apôtre d’une classe sociale qui veut arriver enfin en France au pouvoir et à la considération à laquelle elle à droit sous d’autres cieux. Il ne s’agit alors de rien d’autre que d’un conflit social comme un autre qui prend une tournure idéologique particulièrement étonnante lorsque l’on veut rapprocher le discours de la réalité. La révolution libérale est donc en tout état de cause une véritable révolution en ce sens qu’une classe managériale enrichie ( et de quelle façon !) entend secouer les anciennes élites administratives de ce pays.
Autrement dit une fois encore il faut se réfugier derrière une maxime souveraine en de tel cas « méfions nous des gens qui nous veulent du bien ».
La rédaction
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Mercredi 6 septembre 2006
Une croissance interne forte
Le groupe crédit agricole renforce sa position de leader de la zone euro en terme de produit net bancaire devant BSCH, Deutsch Bank et la BNP, elle reste pourtant comme ses consœurs loin de HSBC et RBS. Le montant annualisé sur la base de la tendance actuelle pourrait glisser un tout petit peu en dessous des 30 milliards d’euros, le PNB du premier semestre est en effet de 14558 millions d’euros.
Malgré les acquisitions (Grèce avec Emporiki , Egypte …) les fonds propres continuent d’augmenter à vive allure (5.6 % en un seul semestre avec un total de 54.6 milliards d’euros à la fin du premier semestre ) et permettent même une amélioration substantielle des ratios cook et tiers 1.
La croissance passera par des opérations externes
Certains esprits chagrins pourraient y voir une sur allocation défensive, nous préférons penser que le Crédit Agricole en garde sous la pédale et se constitue une réserve qui sera bien utile en cas de ralentissement brusque de la conjoncture ou lorsque, plus probablement, il faudra mobiliser de gros moyens pour financer une acquisition majeure.
En définitive le groupe Crédit Agricole ne dépense pas l’argent aussi vite qu’il le gagne, les opérations de croissances sont restées parfaitement proportionnées aux flux de liquidité du semestre (3.3 milliards d’euros pour un bénéfice net global de 3.7 milliards d’euros). La croissance interne est forte et permet une rentabilité satisfaisante des capitaux investis. Dans ce cadre, la participation au sein d’Intesa pourrait apparaître comme faisant baisser le taux de rendement, il faudrait donc la céder.
Ce serait probablement une erreur de jugement, la croissance ne pourra pas toujours reposer sur des ressorts internes et la concurrence en France risque de devenir plus féroce avec la création de Natixis. Le crédit Agricole devra donc poursuivre sans désemparer sa politique d’extension.
Hors le nombre d’établissements de taille moyenne achetables en Europe ne cesse de baisser, concentration oblige.On peut supposer que la prime demandée par le marchée risque d’augmenter jour après jours il faudra donc accepter que les opérations soient de moins en moins relutives..
La position au sein d’Intesa risque donc de ne pas se retrouver, et ce d’autant que le nouvel ensemble est un allié tout trouvé pour lancer conjointement des opérations de grande envergure.
Il nous semble donc que la participation dans Intesa même moins fructueuse que d’autres parties du groupe doit être conservée et même renforcée si cela est possible !
Bien à vous la rédaction
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